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INRA Unité expérimentale GBFOr

Politique en matière d'hygiène et sécurité à l'UE

Entretien avec Michel Verger, Directeur de l'UE GBFOr, sur la politique en matière d'hygiène et sécurité dans l'unité.

tir au fusil

Emilie Charieau : Michel, peux-tu nous expliciter les missions confiées à ton unité ?

Michel Verger : L’unité que je dirige intervient comme support opérationnel pour des unités de recherche dans le cadre de programmes de recherche sur la génétique forestière ou la mise au point et l’évaluation de systèmes de production durable de biomasse forestière. Nous sommes 18 agents permanents renforcés par quelques non permanents. L’unité gère des infrastructures expérimentales consé­quentes : une pépinière de 30 hectares, 2000 m² de serres, des labora­toires (pathologie, étude de la qualité du bois, graines et pollen) et un réseau de tests en forêt d’environ 800 ha.

EC : A quels types de risques les agents de ton unité peuvent-ils être exposés ?

MV : On retrouve une gamme importante de risques dans l’unité : chimique pour les agents réalisant des traitements phytosanitaires, électrique pour les agents de maintenance, biologique pour les agents travaillant en forêt susceptibles d’attraper la maladie de Lyme, risque routier du fait des nombreux déplacements que réalisent les agents ou des risques spécifiques liés, par exemple, au tir au fusil pour la récolte d’échantillons végétaux.

EC : Quelle est la politique prévention dans ton unité ?

MV : Cette politique repose sur un engagement volontariste de la direc­tion de l’unité et qui prend en compte à la fois des situations collectives ou individuelles (par exemple, travailleurs handicapés). Elle est égale­ment orientée vers les non permanents, une rubrique dans notre livret d’accueil leur est spécifiquement consacrée. Par ailleurs, j’ai toujours souhaité que l’UE dispose d’un nombre important d’Agents Chargés de Prévention (j’ai longtemps été moi-même ACP). Ils sont actuellement trois (dont le directeur d’unité adjoint) et disposent d’une lettre de mis­sion précisant que 10 % de leur temps est consacré à cette mission.
11 des 18 agents sont Sauveteurs Secouristes du Travail car les agents de l’UE peuvent se trouver loin de leur base en forêt et doivent avoir des capacités d’intervention pertinentes.
Je participe également à chacune des analyses d’accident. Elles sont systématiques et parfois réalisées pour de simples incidents.
Nous profitons des visites de postes et des recommandations du Comi­té Hygiène Sécurité ou d’organismes de contrôle (ex : Autorité de Sûreté Nucléaire) et faisons systématiquement un point prévention en conseil scientifique des utilisateurs.
Enfin, nous nous sommes engagés dans la démarche MRPUIE (Maîtrise des Risques Professionnels dans les Unités et Installations Expérimen­tales) en 2010.

EC : Quels moyens sont consacrés à la prévention ?

MV : L’unité consacre des moyens importants pour des formations spéci­fiques à son domaine d’intervention (risque chimique, bûcheronnage…) sans oublier bien sûr les formations obligatoires (Certificat d’Aptitude à la Conduite En Sécurité, permis, habilitations électriques…). Plus gé­néralement, nous bloquons pour les actions prévention, obligatoires ou non, environ 5% du budget de l’unité.

EC : Quelles étaient tes motivations pour engager l’UE dans la MRPUIE ?

MV : Notre département de recherche a demandé à ses UE, d’ici leurs prochaines évaluations, d’avoir réalisé la MRPUIE et nous a aidé à hau­teur de 7000 €.

Mais même sans cette obligation, nous nous serions engagés dans la MRPUIE car nous avions connu un fort renouvellement des agents et cette démarche nous a semblé complémentaire de la rédaction du document unique. Effectivement, même si l’accidentologie dans l’unité n’était pas très élevée, il existait des marges de progrès : réduire encore les risques vis-à-vis des activités classées dangereuses dans le document unique (ex : tir au fusil) ou diminuer les risques en matière de troubles musculo-squelettiques. Cet exercice a été très profitable pour l’unité car tous les agents se sont sentis impliqués non seulement pour poser le diagnostic mais aussi pour proposer des solutions. Nous avons ainsi établi un plan d’actions à partir des 153 observations relevées. La réalisation est confiée le plus souvent à un binôme d’agents (pas uniquement les ACP !). Nous organisons 2 fois par an une revue des actions à engager, en cours ou réalisées, et notre objectif est d’avoir fini cette opération courant 2013.

Source :

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